Préparer un logo pour la sérigraphie et les t-shirts
Faire imprimer son logo sur des t-shirts semble simple, jusqu’au premier échange avec l’atelier : combien de couleurs, quel fichier, quelle taille, sérigraphie ou transfert ? Ce guide explique ce qui se passe entre votre logo et le textile, ce que vous devez préparer, ce que l’atelier fait de son côté, et ce que BrandMotion Lab livre réellement.
BrandMotion Lab · Publié le · 6 min de lecture
Quatre procédés, quatre façons de traiter un logo
Le procédé change les contraintes. Les noms et les possibilités varient d’un atelier à l’autre ; ce tableau donne les grands principes, à confirmer avec votre prestataire.
| Procédé | Principe | Ce que le logo doit supporter |
|---|---|---|
| Sérigraphie | L’encre passe à travers un écran, un écran par couleur | Aplats, nombre de couleurs limité ; les dégradés doivent être tramés |
| Impression numérique directe | L’encre est projetée sur le textile, comme une imprimante | Davantage de couleurs et de nuances, rendu variable selon le tissu |
| Transfert (film imprimé puis pressé) | Le visuel est imprimé sur un film, puis appliqué à chaud | Couleurs nombreuses possibles, toucher différent de la sérigraphie |
| Flocage, flex | Une matière découpée suit les contours du dessin | Peu de couleurs, aucun détail minuscule ni trait très fin |
La broderie est un cas à part : la machine lit un fichier de points créé par le brodeur. Notre guide préparer un logo pour la broderie la traite en détail.
Partir d’un fichier vectoriel propre
- Un vrai fichier vectoriel (SVG ou PDF vectoriel, parfois AI ou EPS selon l’atelier) : il s’agrandit sans perte et permet d’isoler chaque couleur.
- Les textes vectorisés : convertir les polices en contours évite qu’une police absente chez l’atelier ne change le rendu.
- Pas d’image collée : un fichier .svg peut contenir une image bitmap. Le guide 7 vérifications d’un vrai logo SVG explique comment le contrôler.
- Des formes nettes : supprimez les superpositions inutiles et regroupez les formes d’une même couleur, comme le recommandent les tutoriels de préparation de l’éditeur Adobe.
Si vous ne disposez que d’un ancien logo en PNG ou JPG, il faudra d’abord le vectoriser : voir comment vectoriser un logo PNG en SVG.
Préparer les couleurs
- Comptez vos couleurs : en sérigraphie, chacune ajoute un écran et un passage. Un logo en une ou deux couleurs est plus simple à produire.
- Choisissez les teintes avec l’atelier : il travaille avec ses propres encres et référentiels de couleurs. Donnez vos couleurs de référence et demandez la correspondance qu’il propose.
- Pensez à la couleur du textile : une encre ne rend pas pareil sur un t-shirt blanc, gris chiné ou noir. Prévoyez une version claire de votre logo pour les tissus foncés.
- Méfiez-vous des teintes proches : deux couleurs presque identiques à l’écran peuvent se confondre une fois imprimées. Mieux vaut des contrastes francs.
La séparation des couleurs, selon la technique
En sérigraphie, chaque couleur du logo devient un écran distinct. Selon l’atelier, c’est lui qui réalise cette séparation à partir de votre fichier vectoriel, ou il vous demande un fichier organisé avec un calque par couleur. Les impressions numériques et les transferts ne demandent généralement pas cette séparation, puisque toutes les couleurs sont imprimées en une fois.
1.Logo d’origine, deux couleurs
2.Écran de la première couleur
3.Écran de la deuxième couleur
4.Sous-couche blanche éventuelle
Sur un textile foncé, beaucoup d’ateliers impriment d’abord une sous-couche claire pour que les couleurs ressortent. C’est un choix d’atelier, à confirmer avec le vôtre.
Détails fins et dimensions
Il n’existe pas de taille minimale universelle pour un trait ou un texte imprimé sur textile : elle dépend de l’écran, de l’encre, du tissu et du procédé. Chaque atelier fixe ses propres limites. En revanche, quelques réflexes valent partout :
- Indiquez la taille finale en centimètres et l’emplacement (cœur, poitrine, dos, manche). Un logo prévu pour le dos ne se prépare pas comme un petit logo côté cœur.
- Imprimez le logo à taille réelle sur papier et posez-le sur le t-shirt : les détails illisibles sautent aux yeux.
- Simplifiez la version des petits emplacements : retirez l’accroche, épaississez les traits fins, utilisez le symbole seul.
- Gardez les proportions : demandez un redimensionnement proportionnel ; un logo étiré pour remplir une zone se déforme.
Démonstration : aplats ou dégradé
Ces deux concepts ont été générés par le moteur de BrandMotion Lab pour des marques fictives de notre galerie de démonstration. Ils n’ont pas été imprimés : la comparaison porte sur leur dessin, au regard de la sérigraphie.


Le bon à tirer et le contrôle de l’atelier
Avant toute série, demandez un bon à tirer : une maquette qui montre le logo sur le vêtement réel, à la bonne taille et au bon emplacement, avec les couleurs d’encre prévues. Vérifiez l’orthographe, les proportions, les couleurs et la version du logo. Pour une première commande importante, un échantillon imprimé reste la meilleure garantie.
Les recommandations d’un atelier (taille de trait, nombre de couleurs, sous-couche, trame) sont propres à son matériel. Ne les généralisez pas à tous les prestataires : redemandez-les à chaque nouvel atelier.
Ce que BrandMotion Lab livre, et ce qu’il ne livre pas
Le Pack Logo livre, pour le logo choisi, un SVG construit en véritables tracés vectoriels, un PDF vectoriel, des PNG transparents, des versions monochromes sombre et claire et un guide de marque d’une page avec les couleurs en HEX, RVB et CMJN indicatif. C’est la base qu’un atelier demande pour préparer une impression.
Il ne livre pas de fichiers séparés par écran, de références de couleurs d’encre, de films, de trames ni de fichiers de broderie. Ces étapes dépendent du procédé et du matériel de l’atelier. Avec un abonnement, l’acquisition d’un logo du générateur débloque d’autres formats ; selon le logo, son SVG peut intégrer une image bitmap : vérifiez-le avant de l’envoyer à un sérigraphe.
Pour tout savoir sur les fichiers vectoriels livrés, consultez la page logo vectoriel.
Les erreurs fréquentes
- Envoyer une capture d’écran ou un logo récupéré sur un réseau social comme fichier source.
- Ne pas préciser la taille ni l’emplacement : l’atelier ne peut pas juger si les détails tiendront.
- Garder un dégradé en sérigraphie sans en parler à l’atelier.
- Oublier la couleur du textile et découvrir un logo foncé illisible sur un t-shirt noir.
- Valider sans bon à tirer, puis recevoir une série dans les mauvaises couleurs.
- Choisir le flocage pour un logo très détaillé : les petites parties découpées se décollent.
Questions fréquentes
- Combien de couleurs garder pour une sérigraphie ?
- Le moins possible : chaque couleur ajoute un écran et un passage. Un logo en une ou deux couleurs est le plus simple à produire ; au-delà, demandez conseil à l’atelier, qui peut aussi proposer une impression numérique ou un transfert.
- Le SVG du Pack Logo suffit-il au sérigraphe ?
- C’est la bonne base : un fichier en tracés vectoriels, qui s’agrandit sans perte. L’atelier en tire ensuite ses propres fichiers de production (séparation, trame éventuelle, choix des encres), selon son procédé.
- Dois-je séparer les couleurs moi-même ?
- Pas forcément. Beaucoup d’ateliers réalisent la séparation à partir d’un fichier vectoriel ; d’autres demandent un fichier avec un calque par couleur. Posez la question avant d’envoyer vos fichiers.
- Puis-je vendre des t-shirts avec mon logo ?
- Les livrables finalisés après le paiement requis peuvent être utilisés commercialement selon nos conditions, sans exclusivité ni garantie de disponibilité comme marque. Vérifiez les droits de tiers, et envisagez un dépôt de marque si vous lancez une gamme.